"Josep"
(…) Car Josep c’est, enfin, un geste artistique d’une beauté renversante. Lui-même dessinateur de presse, on sent à quel point raconter Josep Bartolí tient à coeur à Aurel. Comme un devoir de mémoire et de transmission par les mots, bien sûr, mais aussi et surtout par les images, leur langue commune. Ainsi, par contraste avec le registre volontairement classique pour la partie moderne (celle de l’échange entre ce grand-père et son petit-fils), l’animation de Josep va suivre l’évolution du travail du dessinateur et de ce qu’il vit.
De la plume en noir et blanc à la couleur. De l’incarcération à la liberté. Mais avec une logique, une colonne vertébrale, une ligne de conduite commune : une animation quasi fixe où les cadres et les couleurs vont se mettre soudain à vibrer. Le résultat est un ravissement pour les yeux tout au long de ces 80 minutes incroyablement denses et pourtant d’une fluidité jamais prise en défaut. Un coup d’essai façon coup de maître (…)
Texte tiré de Première
Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps.
Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l'histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d'exception.