L'État de droit en France :
le temps de la démocrature

À chaque fois les restrictions sont présentées comme temporaires avant d'être, pour l'essentiel, pérennisées.

Un nouveau régime politique se profile progressivement : l'impératif de répression et de sécurité l'emporte désormais sur celui de prévention et de liberté. Nous assistons ainsi à la mise en place d'une démocrature...

Jean-Jacques Gandini Avocat retraité, et ancien vice-président du Syndicat des Avocats de France, il publie des ouvrages de droit, de sciences politiques ou d’histoire, et est l’auteur d’un roman.

En activité il s'était spécialisé dans la défense des libertés publiques, des consommateurs, locataires, immigrés, chômeurs, squatters…

Il a couvert le procès Papon à Bordeaux et en a tiré un livre (Librio, 1999).

Parallèlement essayiste et contributeur d’articles, notamment dans le Monde idiomatique et, en ce qui concerne l'actualité, a contribué au MdV qu'il présentera.

Note locale : il a donné pour nous plusieurs conférences les années précédentes.

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Médiathèque
Conques / Orbiel
18h

Le paradigme de l'État de droit, c'est que l'action de l'Etat doit être subordonnée au respect de la séparation des pouvoirs et des libertés individuelles, y compris dans les situations de crise, alors que ce à quoi nous assistons c'est une logique d'exception qui se dissémine peu à peu dans l'ensemble du corps juridique.  

Ainsi entre le 9 septembre 1986,  avec la loi ayant pour objet spécifique la lutte contre le terrorisme, et le 30 juillet 2021, avec la loi relative à la prévention d'actes de terrorisme et au renseignement, ce ne sont pas moins d'une vingtaine de lois antiterroristes qui se sont empilées. Le caractère "exceptionnel" des circonstances a justifié l'extension continue des prérogatives administratives et l'affaiblisse-ment concomitant de l'autorité du juge.

Texte rédigé par le conférencier

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