"L'affaire Abdallah"
Projection-échanges


Jeudi 4 juin 18 h
Le Colisée

Jeudi 4 juin
Le Colisée 18 h
Pourquoi la France a-t-elle infligé une peine de 40 ans de prison au militant libanais pro-palestinien Georges Abdallah ? Une importante fake news, des ingérences répétées des USA sur la justice française, un pouvoir politique pro-atlantiste, et l’omerta des grands médias français sur cette affaire de détention hors-normes expliquent cette tentative d’application d’une « peine de mort lente » à ce combattant communiste, passée inaperçue dans la patrie des droits de l’homme.
Où se trouvait incarcéré le plus ancien prisonnier de la guerre israélo-palestinienne jusqu’en juillet 2025 ? À Hadarim (nord-Israël) où est détenu Marwam Barghouti, le « Mandela » palestinien ? Non, c’est en France, à la prison de Lannemezan, que croupissait Georges Abdallah depuis plus de 40 ans, avant sa libération à l’été 2025. Ce militant communiste libanais âgé de 74 ans, ex-membre des FARL (Fractions Armées
Révolutionnaires Libanaises), proche du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine), la composante marxiste de la résistance palestinienne, était libérable depuis… 1999.
Il aurait pu finir sa vie en prison si la justice française avait continué d’être sensible aux pressions exercées par les Etats-Unis, ces derniers ayant toujours en travers de la gorge que leur attaché militaire à Paris, Charles Ray, ex-membre des services de renseignement durant la guerre du Vietnam, ait été assassiné par les FARL en 1982. Mais cette ingérence américaine n’explique pas, à elle seule, cette durée de détention inhabituelle dans l’Union Européenne pour des crimes à caractère politique.
Texte extrait de la présentation du film sur le site CP-Productions

Échanges animés par
Jean-Jacques GANDINI
Avocat retraité, ancien président du Syndicat des Avocats de France, membre de la Ligue des Droits de l'Homme de Montpellier.


